Plus d'un Français sur dix est seul et on est seul de plus en plus jeune : c'est le résultat du rapport 2012 de la Fondation de France. 4,8 millions de Français se disent isolés. C'est près d'un million de plus qu'il y a deux ans : un bond de 20%. Pourquoi les gens se sentent-ils de plus en plus seuls ?
• Les trentenaires, nouvelles victimes
La solitude commence désormais dès 30 ans, révèle le rapport. Chez les 30-39 ans, le sentiment de solitude a été multiplié par trois : de 3% en 2012 à 9% en 2012.
C'est une période "charnière", explique le sociologue et directeur du cabinet d'études WEI, Alain Mergier, interrogé par Le Parisien. "Le lien social se fait à travers cinq grands registres relationnels : la famille, le travail, les amis, le voisinage et les commerçants de son quartier. Ce que l'on constate, c'est que la rupture dans un registre a tendance à provoquer celle des autres." Par exemple, la perte d'emploi conduit à moins sortir avec ses amis, à réduire ses chances de trouver un conjoint, etc.
• Manquer le train de la famille
Le couple, le mariage, la construction d'un foyer : les Français sont de moins en moins pressés. Notamment les jeunes femmes, qui constituent le gros des troupes des célibataires. Et parfois, des solitaires. Car manquer le train de la famille peut ouvrir la voie à l'isolement. L'étude le confirme : les gens seuls, généralement, sont des gens sans enfant.
Mais... La présence d'un enfant sous son toit limite l'isolement car elle incite à des relations familiales fortes. Mais ce lien social reste sensible, précise l'étude. Exemple : avec l'arrivée d'un enfant, les relations amicales, elles, s'affaiblissent. Et ne sont pas forcément réinvesties une fois ce dernier parti.
• Manquer le train de l'emploi
"La solitude touche aussi particulièrement les personnes peu diplômées ou sans travail", constate la Fondation, "car elles ont du mal à trouver leur place dans le monde". Pour le sociologue Alain Mergier, l'augmentation du taux de chômage liée à la crise économique actuelle "a produit une grande vulnérabilité."
Mais... Pourtant, le travail est loin d'être un brise-glace : plus d'un tiers des personnes isolées ont un emploi, décrit l'étude. Mais aucune relation en dehors. Pression, collègue devenu rival, insécurité de l'emploi, individualisation du rapport entre le salarié et l'entreprise : le travail n'est plus un gage d'insertion sociale.
"Il y a des réponses à tout cela", souligne la responsable des solitudes à la Fondation de France. Cafés associatifs, jardins partagés, coopératives d'emplois... La Fondation dispose d'un budget de 136 millions d'euros pour mettre en place "des projets pour ceux qui se sentent seuls, qu'ils aient l'opportunité d'être utiles et de sentir que les autres comptent sur eux."
lundi 25 juin 2012
dimanche 3 juin 2012
Ankara veut faire taire la pasionaria kurde Leyla Zana
La députée, emblème du mouvement kurde, condamnée à dix ans
de
prison par
Un tribunal aux ordres.
Membre de l’Otan, pilier incontournable du dispositif atlantiste – le
président turc, Abdullah Gül, avait fait le déplacement à Chicago pour le sommet
de l’Organisation et se trouvait aux côtés de Barack Obama et de François
Hollande –, la Turquie réprime en toute impunité la communauté kurde. Dernier
acte en date, la condamnation de la députée Leyla Zana à dix ans de prison.
Le tribunal de Diyarbakir, principale ville du sud-est anatolien, en majorité
peuplé de Kurdes, a estimé que Leyla Zana, qui n’a pas assisté à l’audience,
avait violé neuf fois le Code pénal et la loi antiterrorisme en exprimant dans
des discours son soutien au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit)
et à son chef emprisonné, Abdullah Ocalan.
Faute impardonnable, Leyla Zana avait
osé demander, en décembre, l’organisation d’un référendum en Turquie sur
l’avenir du peuple kurde dans un entretien à un site Internet kurde. Elle avait
une première fois été condamnée à une même peine en 2008, mais la Cour de
cassation avait par la suite cassé le verdict pour vice de procédure. C’était
sans compter sur l’acharnement d’une justice turque aussi peu indépendante que
possible, qui voudrait bien faire taire les représentants de la revendication
kurde.
Les procès se multiplient, le plus important, en cours, étant celui dit
« procès du KCK », du nom de l’Union des communautés kurdes, organisation
clandestine soupçonnée d’être la branche politique du PKK (Parti des
travailleurs du Kurdistan, l’organisation fondée par Abdullah Ocalan), et ouvert
en 2009. Depuis cette date, plus de 6 200 Kurdes ont été arrêtés, dont des
centaines de femmes et d’enfants et près de 140 élus (maires, députés…). « On
sait pourtant que toute tentative de règlement de la question kurde qui
n’intégrera pas Abdullah Ocalan et le PKK est vouée à l’échec », expliquait à
l’Humanité (14 mars 2012) l’avocate turque Eren Keskin.
Leyla Zana a été la porte-parole de la lutte des prisonniers kurdes dans les
années 1990. Elle a été élue au Parlement turc en 1991, devenant ainsi la
première femme kurde députée en Turquie. Elle avait créé la polémique en
s’exprimant en kurde lors de son premier discours au Parlement. Peu après, elle
était condamnée et passait une décennie en prison, de 1994 à 2004, pour ses
supposées relations avec le PKK.
Elle a été nominée deux fois pour le prix Nobel
de la paix et a reçu, en 1995, le prix Andreï-Sakharov pour les droits de
l’homme. Au nom du groupe GUE-GVN, la députée européenne Gabi Zimmer s’est dite
« profondément choquée de cette sentence. Leyla Zana est une ambassadrice
franche, courageuse et loyale du peuple kurde, et tout particulièrement des
femmes kurdes ». Bref, mieux vaut être un Kurde syrien qu’un Kurde turc aux yeux
de la bonne conscience internationale.
Pierre Barbancey, l'Humanité
dimanche 27 mai 2012
L'AMOUR : PALME D'OR 2012
Amour, de Michael Haneke, France, 2 h 06. Palme d'orCannes, envoyé spécial de l'Humanité.
Il est des films plus attendus que d’autres. Le nouveau titre d’anciennes palmes d’or, entre autres.
Celui de Michael Haneke en particulier. Déjà palmé en 2009 pour le film autrichien le Ruban blanc, ce chouchou de la critique nous revient cette année avec un film français, Amour. L’explosion d’une porte d’appartement par la police au cours du premier plan suffit à nous faire comprendre que l’issue de l’histoire ne saurait être joyeuse, ce qui n’étonnera guère venant de l’auteur. D’autant plus que, magie des vrais artistes, il est évident, dès la séquence suivante, que nous effectuons là un retour vers le passé et que ce qui précédait à l’écran devrait, en toute logique, être une conclusion. Ce sera le cas, ou presque.
Nous voici donc dans ce que la langue anglaise désigne sous le nom de « conversation piece ». Le décor est et demeurera unique, un vaste appartement parisien de bourgeois cultivés et cossus, qui s’avéreront avoir un passé musical, pianistique même si l’on veut évoquer une autre œuvre d’Haneke. L’amour promis par le titre est toujours là, mais l’âge est venu. Lui est joué, magnifiquement, par Jean-Louis Trintignant, échappé à son confinement pour l’occasion et qui fournit tout ce qu’on peut attendre d’un acteur de son rang. Elle, c’est Emmanuelle Riva, tout autant bouleversante dans ce rôle, digne parachèvement d’une carrière. Seraient-ils en répétition à la table sur une scène à fond nu qu’ils arracheraient déjà les larmes. Mais ils ne le sont pas, parfaite occasion pour saluer le travail des décorateurs, costumiers et autres corps de métier qui sertissent le travail de ces deux monstres sacrés.
l’impressionnisme poussé à son paroxysme
L’âge est venu, disions-nous. Nous ne verrons qu’eux, à part un emploi secondaire, celui de leur fille, femme plus poussée sur les placements et autres investissements que sur la piété filiale, encore que celle-ci ne soit pas totalement absente, vu ses visites. Isabelle Huppert se coule dans le rôle avec l’élégance qu’elle a toujours apportée au cinéaste.
Pour le reste, on ne trouve que quelques utilités comme un concierge affable, un ancien élève qui aide à mettre en valeur ce qu’ont pu représenter leurs professeurs ou des membres du corps médical, davantage traités en sfumato que directement.
L’âge est venu, disions-nous, avec son cortège de déliquescences irréversibles. Surtout pour elle, qui va être victime d’une attaque, puis d’une autre, au point de rendre insupportable la dépendance qui en découle. Lui fait face avec dignité, mais le réconfort est sans vrais moyens par rapport à la douleur.
Le drame, aussi simple et humain qu’il a pu être torturé et biaisé dans d’autres films d’Haneke, touche au plus profond de l’intime. Du temps du muet, le cinéma germanique avait fait du Kammerspiel, un de ses genres majeurs. Près d’un siècle plus tard, le réalisateur autrichien en pousse l’impressionnisme à son paroxysme.
lundi 21 mai 2012
Logement : près d'un locataire sur deux a du mal à payer son loyer
616,36 euros et près d'un quart des dépenses. C'est ce que pèse en moyenne le logement dans le budget des ménages, loyer ou remboursement d'emprunt confondus. Un chiffre qui cache de grandes disparités, notamment entre locataires et propriétaires. La 7ème vague du Sofinscope fait le point sur le poids du logement dans le budget des FrançaisDes différences entre propriétaires et locataires
Quand un tiers du budget part dans le logement... Une situation que vivent beaucoup de locataires. Ils consacrent en moyenne 35% de leurs revenus pour payer leur loyer, soit un budget moyen de 518Euros. Les propriétaires, eux, dépensent en moyenne près de 780Euros par mois, mais cela ne représente en moyenne que 15% de leurs revenus. Cette proportion monte à 32% pour les accédants à la propriété.
Le logement ? Une part trop importante dans le budget des locataires
45% d'entre eux pensent qu'ils y consacrent une part trop importante de leur budget. Pour les propriétaires, la situation est plus contrastée. Un tiers de ceux qui n'ont pas fini de payer leurs traites estiment que la charge est trop lourde.
Quand les dépenses de logement sont trop importantes... on reste chez soi
Moins de sorties, moins de vacances... plus de deux tiers des locataires déclarent qu'ils sont obligés de limiter les dépenses de loisirs à cause du prix élevé de leur logement. Pour ceux qui doivent payer un loyer tous les mois, d'autres postes sont « sacrifiés » : l'alimentation (63%), les dépenses de santé (56%) ou encore les dépenses d'amélioration de leur logement (56%).
L'impact est plus limité pour les propriétaires : 43% font des sacrifices sur leurs vacances, 38% sur leurs loisirs, 35% limitent leurs dépenses d'alimentation, 32% font attention à leurs dépenses de santé, et 47% déclarent que le prix qu'ils payent pour se loger a un impact sur les dépenses d'amélioration de leur logement.
Des fins de mois difficiles
Plus facile de payer ses remboursements d'emprunt que son loyer. Près de 30% des Français en moyenne déclarent qu'ils ont du mal à assumer chaque mois leurs dépenses de logement. Mais là encore les locataires sont les plus touchés. Près d'un sur deux (46%) a du mal à payer son loyer. Pour les propriétaires qui ont encore des traites à rembourser, la proportion descend à 31%. Elle tombe à 18% pour l'ensemble des propriétaires.
Changer de logement ? Oui, mais...
Comment faire pour que le logement pèse moins dans le budget ? Des économies. 70% de ceux qui ont du mal à payer leur logement veulent réduire leurs dépenses. Si les propriétaires, notamment les plus âgés, optent pour une réduction de leurs autres dépenses de consommation, les locataires, eux, sont 46% à chercher à accroître leurs revenus.
Quant à déménager... Ce choix ne séduit que 22% des personnes interrogées. Certes, ils payent beaucoup, mais s'ils allaient ailleurs, ils payeraient peut-être encore plus cher. Lorsqu'ils recherchent un logement, les trois quarts des locataires sont freinés par le coût des loyers. Les propriétaires, eux, ont d'autres inquiétudes : le prix d'achat (40%), ou la difficulté à vendre leur bien (26%). Quant à la difficulté à obtenir un crédit, elle n'inquiète que 14% des personnes interrogées.
Sondage Sofinco-Opinion Way
Plus d'infos sur le site www.lecafedeletoile.fr
vendredi 18 mai 2012
Les danseuses du Crazy Horse ont refusé de se faire plumer
La grève aura duré deux jours, une première dans l’histoire du
célèbre cabaret parisien, et aura finalement donné raison aux danseuses qui
réclamaient plus de considérations et un meilleur salaire.Les jeunes femmes ont tenu bon
Une première proposition de la direction avait été rejetée par les jeunes femmes, celle-ci n’aboutissant qu’à une augmentation de salaire de 5 % pour les danseuses ayant le plus d’ancienneté. Les jeunes femmes se plaignaient d’un salaire mensuel inférieur à 2000 euros nets, « le plus bas du métier à Paris », souligne leur déléguée syndicale Suzanne Durand, pour un rythme effréné de deux représentations par soir, cinq à six jours par semaine. « Notre salaire ne tient pas du tout compte de la charge de travail qui est la nôtre et de notre nudité » a-t-elle ajouté.
« Les Crazy girls ne sont pas de vulgaires danseuses »
Zonnie Rogenne, danseuse depuis trois ans, pointe la contradiction entre l’image de marque renvoyée par le temple du nu chic parisien et leurs réelles conditions de travail : « La direction aime à donner à voir dans les reportages que nous sommes des bijoux, des objets de désir sélectionnés avec rigueur. On aimerait que les salaires soient à la hauteur de cette réputation et de la noblesse de ce lieu d’exception ». Les « Crazy girls » ne veulent pas être considérées comme du « vulgaires danseuses ».
Les jeunes femmes souhaitent être reconnues en tant qu’artistes : « Se produire nue tous les soirs, ce n’est pas évident du point de vue moral et physique. Être payé à ce tarif là, ça revient à de la vulgarité. Quelle différence faites-vous entre une danseuse du Crazy Horse et quelqu’un qui travaille dans un « peep show » ? », questionne la déléguée syndicale. Elle souligne aussi l’importance de la solidarité dans leurs décisions : « Dans un métier précaire, nous sommes conscientes que des danseuses il y en a à la pelle. Il fallait donc que notre démarche soit commune ». Les négociations leurs auront donné raison.
Publié par l'Humanité
jeudi 17 mai 2012
DISPARITION DE LA CHANTEUSE DONNA SUMMER !
Donna Summer, de son vrai nom LaDonna Andrea Gaines (née le 31 décembre 1948 à Dorchester, un quartier de Boston et morte le 17 mai 20121) est une chanteuse disco américaine. Elle est un mythe de la musique disco des années 1970 et 1980.
Ses plus grands tubes sont : Love to Love You Baby, I Feel Love (reprise par Beyoncé, Jimmy Somerville, John Frusciante des Red Hot Chili Peppers, Kylie Minogue, Madonna durant son Confessions Tour et David Vendetta en 2007), Last Dance (Grammy Award en 1978 dans la catégorie Best R&B vocal performance female, Hot Stuff (Grammy Award en 1979 dans la catégorie Best rock vocal performance female et célébré en 1997 dans le film The Full Monty), Could It Be Magic (reprise en français avec Le temps qui court par Alain Chamfort puis par les Enfoirés en 2006; inspiré du prélude no 20 de Chopin), On The Radio et She Works Hard For The Money. Elle a vendu plus de 130 millions de disques.
Née dans une famille de sept enfants, elle chante dès l'âge de dix ans en tant que soliste dans le chœur de son église. En 1967, elle abandonne l'école pour devenir chanteuse professionnelle et fait ses débuts avec Crow, un groupe de rock blanc qui joue dans les clubs de Boston et parfois de New York. C'est dans cette dernière ville qu'elle restera, dans l'espoir de remplacer Melba Moore qui avait abandonné son rôle dans Hair. Ce qu'on lui proposera sera un rôle dans la version allemande : à 19 ans, elle part donc pour l'Europe où elle jouera de nombreuses comédies musicales. En 1968, elle a chanté en allemand dans Haare, version allemande de Hair, puis en 1970 dans Ich bin Ich et en 1971 dans Godspell. Elle a aussi participé à cette époque à Showboat et à Porgy & Bess. Elle joue sous le nom de Donna Gaines et même de Gayn Pierre pour Ich bin Ich et Godspell.
Parallèlement, elle enregistre des chansons avec un groupe intitulé The Veith Marvos Red Point Orchestra, dont fait aussi partie Liz Mitchell, future chanteuse de Boney M. Ils ont enregistré un disque composé de neuf chansons où Donna Summer n'est parfois que l'élément d'un chœur (1973). Ce disque sera amplement réédité par la suite sous de nombreux titres, sans l'autorisation de la chanteuse (sous 32 versions différentes, avant des remixes en 1992 puis en 1999).
Sources Wikipédia
Ses plus grands tubes sont : Love to Love You Baby, I Feel Love (reprise par Beyoncé, Jimmy Somerville, John Frusciante des Red Hot Chili Peppers, Kylie Minogue, Madonna durant son Confessions Tour et David Vendetta en 2007), Last Dance (Grammy Award en 1978 dans la catégorie Best R&B vocal performance female, Hot Stuff (Grammy Award en 1979 dans la catégorie Best rock vocal performance female et célébré en 1997 dans le film The Full Monty), Could It Be Magic (reprise en français avec Le temps qui court par Alain Chamfort puis par les Enfoirés en 2006; inspiré du prélude no 20 de Chopin), On The Radio et She Works Hard For The Money. Elle a vendu plus de 130 millions de disques.
Née dans une famille de sept enfants, elle chante dès l'âge de dix ans en tant que soliste dans le chœur de son église. En 1967, elle abandonne l'école pour devenir chanteuse professionnelle et fait ses débuts avec Crow, un groupe de rock blanc qui joue dans les clubs de Boston et parfois de New York. C'est dans cette dernière ville qu'elle restera, dans l'espoir de remplacer Melba Moore qui avait abandonné son rôle dans Hair. Ce qu'on lui proposera sera un rôle dans la version allemande : à 19 ans, elle part donc pour l'Europe où elle jouera de nombreuses comédies musicales. En 1968, elle a chanté en allemand dans Haare, version allemande de Hair, puis en 1970 dans Ich bin Ich et en 1971 dans Godspell. Elle a aussi participé à cette époque à Showboat et à Porgy & Bess. Elle joue sous le nom de Donna Gaines et même de Gayn Pierre pour Ich bin Ich et Godspell.
Parallèlement, elle enregistre des chansons avec un groupe intitulé The Veith Marvos Red Point Orchestra, dont fait aussi partie Liz Mitchell, future chanteuse de Boney M. Ils ont enregistré un disque composé de neuf chansons où Donna Summer n'est parfois que l'élément d'un chœur (1973). Ce disque sera amplement réédité par la suite sous de nombreux titres, sans l'autorisation de la chanteuse (sous 32 versions différentes, avant des remixes en 1992 puis en 1999).
Sources Wikipédia
dimanche 13 mai 2012
Indignés : Ils reviennent !
En Espagne, des milliers de personnes ont marqué le premier
anniversaire du mouvement des indignés en descendant dans les rues pour dénoncer
la crise, la corruption et le chômage.À Madrid, des milliers de manifestants ont envahi la Puerta del Sol, la grande place du centre-ville qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011.
À Barcelone, ils étaient aussi plusieurs dizaines de milliers à manifester contre les coupes budgétaires sévères qui frappent la santé et l'éducation.
Pendant un mois l'année dernière, un regroupement de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol.
Or depuis un an, le chômage a encore grimpé pour atteindre 24,4 %. De plus, le nouveau gouvernement, à droite, a déclaré illégale toute tentative d'installer un nouveau campement.
Jusqu'à mardi, les indignés de partout dans le monde sont appelés à occuper les grandes places symboliques, comme en Grèce et en France.
Les indignés de Montréal, Ottawa et Québec commémorent aussi l'anniversaire espagnol. Plusieurs dizaines d'indignés de Québec se sont rassemblés à la Place d'Youville. À Ottawa, les indignés se sont installés dans le Jardin des provinces et des territoires. À Montréal, ils se sont donné rendez-vous au square Victoria samedi matin, et ils comptent y rester jusqu'à mardi.
Article publié par Radio Canada
samedi 12 mai 2012
JEAN LUC MELENCHON CANDIDAT DU FRONT DE GAUCHE DANS LE PAS DE CALAIS
Le leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a confirmé en exclusivité ce midi, sur l'antenne de France 3 Nord Pas-de-Calais, sa candidature aux élections législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle d'Hénin-Beaumont.
Interviewé en duplex par Christelle Massin dans l'édition régionale du 12/13, Jean-Luc Mélenchon a répondu: "oui, je propose ma candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais".
Le candidat du Front de Gauche vient clairement faire barrage à Marine Le Pen, la présidente du Front National, également candidate dans cette circonscription. "Je suis quelqu'un qui propose comme réponse à la crise le social et pas l’ethnique", a-t-il lancé.
Interrogé sur sa légitimité à se présenter à Hénin-Beaumont, lui qui a été longtemps un élu de l'Essonne, en région parisienne, Jean-Luc Mélenchon a répondu qu'il se sentait "partout chez lui sur le territoire de la République".
Interviewé en duplex par Christelle Massin dans l'édition régionale du 12/13, Jean-Luc Mélenchon a répondu: "oui, je propose ma candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais".
Le candidat du Front de Gauche vient clairement faire barrage à Marine Le Pen, la présidente du Front National, également candidate dans cette circonscription. "Je suis quelqu'un qui propose comme réponse à la crise le social et pas l’ethnique", a-t-il lancé.
Interrogé sur sa légitimité à se présenter à Hénin-Beaumont, lui qui a été longtemps un élu de l'Essonne, en région parisienne, Jean-Luc Mélenchon a répondu qu'il se sentait "partout chez lui sur le territoire de la République".
vendredi 11 mai 2012
LE PLUS PETIT MAMMOUTH DU MONDE !
La plus petite espèce de mammouth découverte à ce jour vivait sur
l'île de Crète, en Grèce, il y a plusieurs centaines de milliers d'années.
L'animal mesurait 1,13 mètre au garrot et pesait environ 310 kg.
La
paléontologue Victoria Herridge, du Muséum d'histoire naturelle de Londres,
explique qu'il avait l'apparence d'un bébé éléphant, mais plus trapu et avec des
membres plus épais et des défenses recourbées.
« L'image la plus proche serait celle d'un bébé éléphant
d'Asie, mais avec des défenses. » — Victoria
Herridge
Nanisme
insulaire
Le
nanisme insulaire est un phénomène bien connu des biologistes. Les espèces de
grands mammifères confinées sur des îles ont tendance au cours de leur évolution
à développer une taille réduite afin de résister à la pression d'un milieu de
vie restreint et de ressources limitées, et à une prédation plus grande.
Les
restes fossilisés d'éléphants préhistoriques (Paleoloxodon) nains ont aussi été
découverts sur d'autres îles de la Méditerranée, comme la Sicile ou Malte.
D'ailleurs,
les restes du mammouth nain fossile crétois ont été trouvés en 1907 par des
scientifiques britanniques et ont longtemps été attribués à la famille
des éléphants.
Ce
n'est qu'après une comparaison anatomique de dents et d'ossements du spécimen
avec ceux d'autres éléphants et mammouths nains déjà connus que l'équipe de Mme
Herridge a pu identifier correctement l'animal, qui a été nommé Mammuthus
creticus.
Le
détail de cette étude est publié dans les Proceedings of the Royal Society
B.
Article publié par Radio Canada
jeudi 10 mai 2012
Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la croissance de l’UE en 2012
TEMOIGNAGE
Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.
Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.
Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.
Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.
La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.
Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.
Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.
Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.
Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.
En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.
Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.
Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »
Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.
Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.
* Journaliste. Www.contralatortura.cl Dispatch
jeudi 3 mai 2012
Chômage : plus d’un million de chômeurs supplémentaires sous Sarkozy
Le chômage en France a augmenté pour le onzième mois consécutif en
mars. Des mauvais résultats, très symboliques, puisque ce sont les derniers
qu’on aura sous ce quinquennat, qui a vu le nombre de chômeurs en France
augmenter de plus d’un tiers. Xavier Bertrand avait prévenu : « "On aura une situation qui restera difficile, chacun s'en doute… ». Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C s'inscrit à 4.582.000. Ce qui nous fait, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, 1.077.800 de chômeurs de plus (+33,4%).
Au mois de mars, la hausse est de 16600 chômeurs de la catégorie A (0,6 %), auxquels il faut ajouter 30700 demandeurs d'emploi (+0,7%) des catégories B et C.
Plus d’un jeune sur deux connaît le chômage lors des trois premières années de vie active
Des chiffres que permettent d’affiner l’enquête trisanuelle "Génération" du Cereq. Il en ressort que parmi les 739000 jeunes sortis de formation initiale en 2007, une majorité (62%) a commencé sa vie active par une période de chômage. Au bout de trois ans, la trajectoire dominante parmi huit "trajectoires types" identifiées est celle d'un accès rapide et durable à l'emploi (58%).
L'analyse des trajectoires montre cependant que 12% ont connu un accès "différé", 10% sont en "décrochage" et 9% connaissent un chômage persistant ou récurrent. Ainsi, parmi ceux ayant connu un chômage précoce, 20% n'ont jamais réussi à décrocher un poste dans les trois ans.
Autre enseignement : "L'emploi précaire est devenu la norme pour les premiers emplois occupés", souligne également le Cereq, avec 31% des premières embauches réalisées sur des emplois à durée indéterminée.
samedi 21 avril 2012
223,2 millions d’euros destinés aux personnes âgées n’ont pas été dépensés en 2011
223,2 millions d’euros destinés aux personnes âgées n’ont pas été
dépensés en 2011.

C’est ce qu’a reconnu la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) le 17 avril lors de la clôture de son budget 2011 exécuté à hauteur de 19 milliards d’euros en 2011.

C’est ce qu’a reconnu la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) le 17 avril lors de la clôture de son budget 2011 exécuté à hauteur de 19 milliards d’euros en 2011.
Le ministère des Solidarités a admis l’existence de cet excédent
dans les caisses de la CNSA en l’expliquant par des “retards dans l’installation
de places nouvelles d’accueil”.
Six fédérations du secteur des personnes âgées avaient accusé le
13 avril dernier le gouvernement de ne pas dépenser tous les crédits alloués
à la prise en charge des personnes âgées, une polémique récurrente depuis
plusieurs années.
Les comptes de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie
(CNSA), "font apparaître que près de 250 millions d’euros n’ont pas été
distribués aux structures pour personnes âgées en 2011, sur un total de mesures
nouvelles annoncées et votées d’environ 400 millions d’euros, soit près des 2/3
des engagements de l’Etat qui n’auront pas été tenus", expliquent dans un
communiqué l’AD-PA, la Fehap, la Fnadepa, la Fnaqpa, le Synerpa et la Fédération
hospitalière de France (FHF).
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS)
pour 2011 prévoyait environ 400 millions d’euros de dépenses pour les personnes
âgées (une somme à peu près identique a aussi été votée dans le PLFSS 2012).
mardi 3 avril 2012
Les hommes du président Sarkozy piégés par leurs comptes suisses
Le président est cerné par les juges qui remontent peu à peu le fil des «affaires». Les confidences de trois hommes menacent une présidence qui ne tient plus qu’à un fil: la réélection et donc l’immunité de Nicolas Sarkozy.
Le temps du secret bancaire est révolu.» Avril 2009, Nicolas Sarkozy, tout juste élu, pointait un doigt accusateur sur la Suisse. Deux ans plus tôt, presque jour pour jour, le photographe François-Marie Banier notait dans son journal intime les propos tenus devant lui par Liliane Bettencourt: «De Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui.» L’argent que le candidat à la présidence demandait avec insistance provenait d’un compte non déclaré en Suisse.
A posteriori, les assauts lancés par la France contre le secret bancaire suisse passent pour un incroyable autogoal. Cet aveuglement n’était pas l’unique fait du chef de l’Etat. En 2009, Eric Woerth, alors ministre du Budget, avait brandi la liste des clients volée à HSBC. Des éléments suggèrent aujourd’hui que le ministre en aurait retiré le nom de l’avocat Patrice de Maistre, gérant de fortune de Liliane Bettencourt, qui était aussi l’employeur de son épouse. La carrière du brillant ministre a été brisée par l’affaire. Sorti de garde à vue le 11 février dernier, il déclarait: «Croyez-vous vraiment que j’aurais joué les chevaliers blancs contre l’évasion fiscale si j’avais voulu étouffer quoi que ce soit?» «La réponse est dans la question», tranche Edwy Plenel.
Le «clan Sarkozy» est aujourd’hui cerné par des enquêtes qui se rapprochent de jour en jour du sommet de l’Etat, dans trois affaires distinctes. Leur point commun, outre leurs principaux protagonistes, est d’avoir laissé à chaque fois les mêmes traces: des comptes bancaires et des retraits de liquide depuis la Suisse.
1. L’affaire Bettencourt
C’est dans ce dossier que la justice a le plus avancé. Reprise par le juge d’instruction de Bordeaux Jean-Michel Gentil, l’affaire implique un des intimes du clan, Eric Woerth. Deux autres personnages ont beaucoup à dire, même s’ils résistent tant qu’ils peuvent. L’idée de devenir la balance qui impliquerait le chef de l’Etat moins de 20 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle ne tente personne. Le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre en a subi les conséquences le 22 mars. Refusant de s’expliquer sur des retraits en liquide depuis les comptes suisses de la milliardaire dans les jours précédents une rencontre avec Eric Woerth, l’avocat a été placé en détention provisoire. A ce duo s’ajoute, un peu par accident, un autre témoin encombrant. Proche de Liliane Bettencourt à l’époque des faits, l’artiste François-Marie Banier refuse d’éclairer certaines notes accablantes retrouvées dans ses carnets.
2. L'affaire Karachi
C’est le dossier le plus ancien. Remontant à la campagne d’Edouard Balladur en 1995, les transactions suspectes y sont libellées en francs français. Des éléments judiciaires mentionnent la participation de Nicolas Sarkozy dans des montages destinés à récupérer des commissions issues de vente d’armes, notamment au Pakistan, via l’homme d’affaires Ziad Takieddine. Il y est aussi question de comptes en Suisse, utilisés pour faire revenir les commissions vers les caisses du candidat. Edouard Balladur continue d’affirmer que ces sommes en liquides provenaient de la vente de T-shirts.
3. La piste libyenne
Comme l’affaire Bettencourt, elle concerne le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Révélée par Mediapart, l’affaire fait apparaître des indices «graves et concordants sur la lune de miel de Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi», explique Edwy Plenel. Dans le sillage de Ziad Takieddine, c’est une banque suisse qui aurait servi de relais à la dictature libyenne pour avancer des dizaines de millions d’euros au profit du clan Sarkozy. Pour Edwy Plenel, «cette histoire est la clé de compréhension de l’immense cadeau qu’a fait Nicolas Sarkozy à Mouammar Kadhafi à travers l’affaire des infirmières bulgares en juillet 2007, puis en le recevant comme un chef d’Etat à Paris cinq mois plus tard, lui donnant la respectabilité qu’il demandait». Et dans ce dossier, le président et fondateur du site Mediapart promet du lourd: «Ce que nous nous apprêtons à sortir est encore plus énorme.»
A lire demain dans le «Matin Dimanche», l'interview de Edwy Plenel: «Jamais un président n’a été cerné par tant d’affaires!»
Publié par Le Matin de Suisse
dimanche 25 mars 2012
CINEMA : LES ADIEUX A LA REINE
Les Adieux à la reine, de Benoît Jacquot. France, 1 h 40.
Par Jean Roy, l'Humanité.
Le 14 juillet 1789 à Versailles, l’insouciance règne. Le roi n’est-il pas allé à la chasse ? Comme ne le rappelle pas le film qui, durant trois jours, donc jusqu’à la fuite, ne quitte pas le château pour se cantonner autour de Marie-Antoinette et de son entourage, cette populace qui se croit parvenue parce qu’elle a le bonheur d’habiter dans les combles insalubres. Avec Léa Seydoux dans le rôle de la lectrice, si proche mais dans le même temps si éloignée de la souveraine (Diane Kruger), qui lui préfère la pulpeuse Gabrielle de Polignac (Virginie Ledoyen). Drame intime, affaires publiques. Une sacrée, si l’on peut dire, réussite.
jeudi 1 mars 2012
Présidentielle 2012 : Caroline Bardot, 28 ans, militante PCF
N'en déplaise à François Hollande, qui soutenait il y a peu l'inverse au Guardian, il y a bel et bien encore des communistes en France, et même une jeune génération prête à prendre la relève. Caroline Bardot en fait partie. À 28 ans, cette élue PCF des Hauts-de-Seine (92) est plus à l'aise dans le bleu de travail de la « militante pure et dure » que dans les habits d'apparat de l'ascension politique.
L'emploi du temps de Caroline Bardot est plein à craquer ; chaque soir, après le travail, une « seconde vie » l’attend. L’engagement politique au sein du Parti Communiste Français, voilà ce qui occupe cette inspectrice du travail de 28 ans. À quoi s’ajoutent ses multiples responsabilités d’élue des Hauts-de-Seine (92): conseillère municipale de Nanterre depuis 2008 et conseillère régionale d’Île-de-France (Front de gauche) depuis 2010. « En ce moment, j’ai des réunions tous les soirs », confesse-t-elle. Et de dérouler énergiquement : «Lundi, j’étais en réunion ; ce soir j’ai conseil municipal ; cette semaine, réunion CGT, et la semaine dernière, j’ai participé à la grève des postiers de Nanterre et à celle des inspecteurs du travail ». Et le soutien de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, dans tout ça ? Présente, encore ! Sur les marchés, par exemple, pour distribuer des tracts. Le dialogue, la persuasion, le b-a ba du militantisme, en somme. La jeune femme aurait pu s’en lasser, aspirer aux postes décisionnels du parti. Très peu pour elle. « Je suis une militante pure et dure. Je n’ai jamais souhaité monter en hiérarchie. De toute façon, j’ai rapidement été élue, l’année où j’ai commencé à travailler ».
Le terrain, colonne vertébrale de son engagement politique. Il fallait, pour ça, un terreau propice : la faculté de Nanterre, agitée et frondeuse, où elle suit à partir de 2005 des études de sociologie et d’économie. Cette originaire du Gard, fraîchement débarquée de sa prépa littéraire à Nîmes, y rencontre « une vraie famille politique ». Elle y fréquente des étudiants communistes, et suit de près les actions de l’UNEF [syndicat étudiant de gauche ndlr]. Avant cela, elle ne se considérait que comme une « jeune révoltée par un tas d’injustices » incapable de se situer sur l’échiquier politique. Le 21 avril 2002 provoque une prise de conscience éclair. On est loin de l’éveil feutré à la politique dans le confort d’une culture familiale partagée. « J’en ai pleuré », se souvient-elle. Plus de doute possible après ça, elle est « à gauche voire à l’extrême-gauche » et participe dans la foulée à la manifestation organisée par son lycée contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Son adhésion au PCF intervient lors du débat national sur le traité constitutionnel européen (TCE). « Séduite par les idées et les valeurs » du parti communiste qui fait campagne pour le non, elle prend part à la grosse mobilisation de l’université sur ce sujet. Mais avant les émois de l’action collective, place au bachotage : « Il a d’abord fallu apprendre, c’est-à-dire lire le traité. En s’aidant de la vulgarisation réalisée par l’association Copernic et par L’Humanité ».
Dans quelles valeurs communistes la jeune militante se reconnaît-elle ? « Le respect des uns et des autres dans notre grande diversité et la solidarité », répond-t-elle du tac-au-tac. Plus qu’un mouvement politique, le PCF est devenu le foyer de concentration de ses interrogations d’étudiante, où pouvaient s’engendrer pensée et décision. « Adhésion du cœur » et de l’esprit, donc. « La sociologie m’a ouvert un horizon de compréhension, elle m’a fourni une manière de regarder les choses qui n’est pas simpliste », reconnaît-elle. Donner sa place à chacun, le « laisser faire » en fonction de ses talents et « l’investir », tel est le credo du PCF. Une stratégie qui se retrouve dans l’animation de la campagne présidentielle. Les plus jeunes militants ont un faible pour la colle et les affiches ? Va pour le placardage. Quant à ceux qui maîtrisent avec doigté les réseaux sociaux, direction la blogosphère. La jeune élue communiste cite encore l’exemple d’une amie militante au RSA qui organise maintenant des réunions en direction des chômeurs. Sur le fond, le parti a organisé « beaucoup de réunions en amont sur le programme partagé », sur les thèmes de la VIe République, de la crise, de l’Europe, afin de ne pas rééditer l’échec des collectifs unitaires de 2007 qui avaient abouti à une double candidature (José Bové et Marie-George Buffet) pour l’extrême-gauche. La seconde phase de la campagne mise sur la rencontre des citoyens, avec le porte-à-porte, le tractage à la sortie du RER ou la mobilisation des réseaux susceptibles d’apporter leur voix au candidat Mélenchon.
Mais comment s’y prend cette chargée de mission dans l’apprentissage et la formation pour gagner le soutien des réseaux éducatifs? En participant, par exemple, aux banquets dansants du parti communiste. À l’entendre, le PCF préfère de loin leur ambiance repas de famille aux meetings assommants. « Bien sûr, avant il y a un débat », nous rassure-t-elle, « mais après on mange, vachement bien même, et on danse ». « C’est l’occasion de mettre en avant les acteurs locaux », recadre-t-elle. La Fête de l’Huma constitue un autre rendez-vous incontournable du militantisme communiste. « J’y participe tous les ans depuis mon adhésion, on peut me trouver au resto, au bar ». Si Caroline Bardot est portée par cette dynamique de célébration collective, entre folklore bon enfant et culture ritualisée, elle ne perd pas de vue pour autant l’objectif électoral en avril prochain. Ainsi, sur le thème de l’insertion professionnelle des jeunes, elle relativise l’importance donnée à l’apprentissage par le président-candidat Nicolas Sarkozy, qui cite régulièrement l’exemple allemand. « Ce n’est pas la solution miracle, le vrai critère discriminant, c’est le niveau de diplôme. Il faut donc arrêter de supprimer des postes de profs dans les lycées professionnels et opter pour une complémentarité des voies de formation », analyse-t-elle. Avant de lâcher : « Et puis, l’apprentissage, c’est ni plus ni moins qu’une relation de subordination d’un individu à un patron ».
Élodie Vergelati, pour Terrafemina
dimanche 19 février 2012
Harcelée par l’extrême droite, elle porte plainte
Jamila est une habitante de Rive-de-Gier dans la Loire, jusque là sans histoire, et qui aurait aimé le rester. Seulement voilà, depuis le mois d’octobre, elle est l’objet d’un incessant harcèlement raciste de la part de militants d’extrême droite, « bons français patriotes » comme aime à les appeler Marine Le Pen, qui lui reprochent de toucher trop de prestations sociales.
Jamila, 34 ans, née Française (en Bourgogne), est mère d’une famille de cinq enfants. Aide-éducatrice, elle subvient seule aux besoins du ménage, son mari ayant été victime d’un accident du travail.
La famille touche donc la solidarité à laquelle elle a droit : allocations familiales, aide au logement et revenu de solidarité active.
Le hic ? ces informations, leur montant ainsi que ses données personnelles circulent sur internet, suite au vol en septembre 2011, de son relevé de droits (1). Souvent avec des commentaires injurieux, relève Le Progrès qui révélait l’affaire hier. « De véritables sangsues qui viennent sur notre sol, pondent et perçoivent ce qu’un honnête paysan ne gagne même pas, vomit Anastasia sur le site Défrancisation.com (ça ne s’invente pas !).
Ce n’est rien d’autre que l’apologie de l’assistanat au détriment des Français de souche. » A ce déferlement de haine aurait pu rester numérique, mais Jamila reçoit également des courriers déposés directement dans sa boîte aux lettres : « si tu sais lire, ce qui n’est pas sûr, régale-toi avec ce texte : c’est des poufiasses comme toi, assistées permanentes, qui ruinent la France », écrit un courageux anonyme. Et puis récemment, ce sont les coups de fil du même type qui ont commencé à empoisonner la famille de menaces précises : « Retourne dans ton pays (Tiens, la Bourgogne est indépendante ?) sinon on va s’occuper de toi. »
Parce que le Front national a repris cette campagne de haine sur certains blogs associés au parti, Jamila a voulu porter plainte. « Cela a été le coup de grâce, témoigne-t-elle. Cette récupération politique est insupportable ! »
Le commissariat de Rive-de-Gier ayant refusé sa plainte, elle a fait constater les faits par huissiers et accompagné les captures d’écran d’une lettre au procureur de la République de Saint-Etienne pour lui demander de porter plainte. « Je veux que les partis politiques qui génèrent un tel déferlement de haine soient poursuivis et condamnés par la justice », assène Jamila.
En attendant que la justice de son pays fasse son travail, un « comité de soutien à Jamila et pour la dignité de chacun » (le texte du comité de soutien ci-dessous), dans le quel le Front de gauche occupe une place centrale, a vu le jour et demande aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité de cette mère de famille nombreuse.
(1) « La fuite proviendrait d’une société d’assurance de crédit à la consommation de Nantes », assure son comité de soutien.
Publié par l'Humanité
dimanche 12 février 2012
WHITNEY HOUSTON REJOINT LES ETOILES DU CIEL !
La chanteuse et actrice américaine, Whitney Houston est morte samedi 11 février 2012 à Los Angeles, Beverly Hills, à l'âge de 48 ans.
Fille de Cissy Houston, ancienne choriste d'Aretha Franklin et nièce de la chanteuse Dionne Warwick, Whitney Houston débute sa carrière dans la musique comme choriste. A seize ans, la belle jeune fille devient mannequin pour les magazines américains 'Glamour' et 'Cosmopolitan'.
Sa puissance vocale est remarquée en 1983 par la maison de disques Arista qui lui signe un contrat. Deux ans plus tard, elle sort son premier album éponyme, vendu à 23 millions d'exemplaires. En 1987, elle signe un deuxième opus, 'Whitney', qui est numéro un dès sa sortie. Elle devient la première chanteuse à être sept fois consécutives en tête des charts américains, battant les Beatles et les Bee Gees.
Elle se lance dans le cinéma en jouant en 1992 dans 'Bodyguard', avec Kevin Costner. Elle interprète également la bande originale du film dont les titres 'I Will Always Love You' et 'I Have Nothing' font un triomphe. Trois ans plus tard, elle tourne dans 'Waiting To Exhale' et est même la fée marraine de Cendrillon dans le téléfilm 'Cinderella'. Huit après avoir sorti son dernier album, elle enregistre l'opus 'My Love Is Your Love' et signe, avec Mariah Carey, le duo 'When You Believe'.
Elle renoue avec George Michael sur la chanson 'If I Told You That' et chante avec Enrique Iglesias le titre 'Could I Have This Kiss Forever'. Whitney Houston, qui délaisse peu à peu la scène médiatique, sort en 2002 l'opus 'Just Whitney' et un an plus tard, 'One Wish', un album de chansons de Noël.
Après des années de disette artistique au cours de laquelle elle a laissé la place à des chanteuses plus jeunes comme Mariah Carey puis Beyoncé et Rihanna, Whitney Houston signe en septembre 2010 son retour avec un nouvel album, I Look to You. La voix, moins puissante, s'est un peu voilée mais le disque est plutôt bien accueilli par la critique. "Je peux résister à la douleur, mais ma vie ne se résume pas à cela", chante Whitney Houston dans Nothin' But Love, single qui a donné son titre à sa dernière tournée mondiale en 2010 qui avait dû être interrompue pour des problèmes de santé.
Whitney Houston - My Love Is Your Love par lilmarcus
mercredi 8 février 2012
DEPUTE COURAGE !
Letchimy contre Guéant : un député qui a une plume
Non, Serge Letchimy, député de Martinique apparenté PS, n’a pas exagéré ses propos. Il a en revanche posé une question vibrante, pleine d’humanité et de verve littéraire.
La droite et beaucoup trop d’articles de presse crient à l’injure, au Point Godwin. Du nom de ce sociologue qui a démontré que plus un débat s’éternise (sur Internet), plus la probabilité qu’un argument citant Hitler ou le nazisme s’approche de 1. Il suffisait pourtant de relire la question au Premier ministre posée par le député Letchimy pour se rendre compte que l’évocation du nazisme n’est pas ici un manque d’argument.
La meilleure façon de rendre justice à ce député est de reproduire sa question ici, texte autrement disponible sur son blog. Un discours indigné, mais marqué du sceau de l’humaniste, pour lequel la droite réclame pourtant des excuses.
"Monsieur le Premier ministre,
Nous savions que pour M. Guéant, la distance entre « immigration » et « invasion » est totalement inexistante, et qu’il peut savamment entretenir la confusion entre civilisation et régime politique.
Ce n’est pas un dérapage !
C’est une constante parfaitement volontaire !
En clair : c’est un état d’esprit et c’est presque une croisade!
Mr guéant, vous déclarez, du fond de votre abîme, sans remords ni regrets, que «toutes les civilisations ne se valent pas ». Que certaines seraient plus « avancées » ou « supérieures » à d’autres.
Non, monsieur Guéant, ce n est pas du bon sens» !
C’est simplement une injure faite à l’homme !
C’est une négation de la richesse des aventures humaines !
Et c’est un attentat contre le concert des peuples, des cultures et des civilisations !
Aucune civilisation ne détient l’apanage des ténèbres ou de l’auguste éclat !
Aucun peuple n’a le monopole de la beauté, de la science, du progrès, et de l’intelligence !
Montaigne disait que « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ».
J’y souscris.
Mais vous Mr Guéant, vous privilégiez l’ombre !
Vous nous ramenez, jour après jour, à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration, au bout du long chapelet esclavagiste et colonial.
Monsieur Guéant le régime nazi, si soucieux de purification, si hostile à toutes les différences, était-ce une civilisation ? La barbarie de l’esclavage et de la colonisation, était-ce une mission civilisatrice ?
Il existe, M. le Premier Ministre, une France obscure qui cultive la nostalgie de cette époque que vous tentez de récupérer sur les terrains du front national.
C’est un jeu dangereux et une démagogie inacceptable.
Mais, il en existe une autre vision : celle de Montaigne, de Montesquieu, de Condorcet, de Voltaire, de Schœlcher, de Hugo, de Césaire, de Fanon, et de bien d’autres encore !
Une France qui nous invite à la reconnaissance que chaque homme, dans son identité et dans sa différence, porte l’humaine condition, et que c’est dans la différence que nous devons chercher le grand moteur de nos alliances !
Alors monsieur le premier ministre : Quand, mais quand donc votre ministre de l’intérieur cessera t-il de porter outrageusement atteinte à l’image de votre gouvernement et à l’honneur de la France ?
Serge LETCHIMY
Député de la Martinique."
mardi 31 janvier 2012
CHER SARKO !
Le député de l’Aisne René Dosière s’est spécialisé dans la traque des dépenses de l’Elysée et du gouvernement. Il sort cette semaine un livre présentant le fruit de ses investigations. Et si on s’attendait à une facture salée de la présidence bling bling, le détail surprend tout de même.
A coup d'interventions à l'Assemblée et surtout de questions écrites très précises, il raconte ses enquêtes. L’une des plus emblématiques fut sa recherche du coût des Garden Party de l’Elysée du 14 juilllet. Il mettra ainsi près de quatre ans à obtenir le montant exact de celle de 2008, qui a coûté 475.523 euros pour 7050 invités. Au chapitre des augmentations nettes de dépense : le transport aérien. Pendant son quinquennat, le président était en avion en moyenne 24 heures par semaine. François Fillon utilise l'avion 674 heures en moyenne par an, soit le double de Dominique de Villepin lorsqu’il était à Matignon. Le record revient à l'ex-ministre de l'Education Xavier Darcos qui "a fait 158 voyages en six mois" en 2009.
Le budget consacré aux commandes de sondages a été multiplié par quatre depuis la présidence de Chirac (de 500 000 euros à 2,2 millions par an). Dans un autre registre, les forces de sécurité consacrées à la protection du président lors de ses déplacements ont presque triplé, pour arriver selon le député à 450 000 euros de frais de sécurité par tournée. Soit 600 000 euros pour 2 heures de serrage de mains en province a calculé le député.
M. Dosière s'est aussi amusé à calculer le coût de revient d'un ministre (coût total, avec la communication, déplacement, loyers, « train de vie » et conseillers compris) et parvient au chiffre de 17 millions d'euros par an. Un tiers de cette somme étant consacrée à la communication personnelle du ministre.
Des frais de bouche du président (12000 euros par jour, dimanche inclus), à la facture de l’avion présidentielle, Dosière détaille tout dans son ouvrage « L'Argent de l'État », qui sortira jeudi aux éditions du Seuil. Il y fait aussi quelques propositions pour plus de transparence, moins d’abus et une plus claire séparation entre dépenses publiques et frais privés.
Article publié par l'Humanité
dimanche 22 janvier 2012
L'EXPLOSION DU CHOMAGE
Le président du pouvoir d'achat et de l'emploi, version Sarkozy 2007, a vécu. Son ministre du Travail vient de l'enterrer en grande pompe en affirmant ce dimanche matin: "Il n'y aura pas d'amélioration immédiate sur le front de l'emploi dans les mois qui viennent." Xavier Bertrand se fixe une seule feuille de route pour donner le change avant les présidentielles: "Il faut éviter que le chômage explose".
Pour cela, le gouvernement n'a pas grand chose à proposer. lors du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien-i>Télé Xavier Bertrand parle d'assouplir le recours au chômage partiel. "On avait déjà comme idée de le passer de 20 jours à 8 jours. Si les partenaires sociaux en sont d'accord, nous pourrions proposer de supprimer le principe d'une autorisation administrative du chômage partiel et de faire une simple déclaration, c'est à dire de supprimer tout délai". Le ministre souligne qu'un salarié qui est en activité partielle "reste dans l'entreprise" et "garde son contrat de travail."
Xavier Bertrand s'est aussi retranché derrière les faibles annonces du sommet contre la crise de mercredi dernier. Soit le déblocage de 500 millions d'euros pour financer:
le développement de l'activité partielle
la formation des chômeurs
l'embauche d'un millier de salariés supplémentaires pour le service public de l'emploi. Xavier Bertrand a précisé que le recrutement de 1.000 salariés à contrat à durée déterminée à Pôle emploi débuterait dès le mois de février.
Une broutille par rapport à la multiplication des plans sociaux et des suppressions d'emplois: 438 chez Cofinoga, 265 chez Lejaby rien que pour la fin de semaine.
jeudi 12 janvier 2012
LES FRANCAIS SONT DES FAINEANTS
Selon une étude patronale, les Français sont des fainéants
Oh la belle étude qui arrive à point nommé. L'institut Coe-Rexecode affirme mercredi que la durée de travail des salariés français à temps plein est la plus faible d'Europe après la Finlande et hop, le gouvernement s'en saisit pour remettre en cause l'actuelle législation sur le temps de travail, en vue du sommet pour l'emploi du 18 janvier prochain. Une belle opération bien orchestrée.
Ce jeudi, Xavier Bertrand s'est fait une joie de manipuler cette étude statistique forcément scientifique. "Avec l'étude qui est publiée, il faut qu'on travaille davantage, il faut qu'on fasse travailler davantage de monde", notamment les seniors et les jeunes, affirme à la presse le ministre qui recevait des leaders syndicaux et patronaux dans le cadre de la préparation du sommet social du 18 janvier. Pour Xavier Bertrand, "le travailler plus a toujours son sens". On se demande où est passé le "pour gagner plus".
Derrière l'étude, le lobby patronal
Le ministre du Travail joue sur du velours tant l'institut Coe-Rexecode lui a préparé le terrain. Il faudrait plutôt parler d'échange de bons procédés. Coe-Rexecode, ou Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises, est, dixit son site, "un institut privé d'études économiques né de la fusion, à l'automne 2006, de deux instituts cinquantenaires : Rexecode et le COE de la chambre de commerce et d'industrie de Paris". Parmi ses 80 adhérents, des grosses banques françaises, des fonds d'investissements français, les grands groupes du CAC 40 ainsi que tout ce que le patronat compte de fédérations ou groupements, dont l'IUMM.
Derrière la vitrine de cet institut d'études économiques et sociales se cache donc un bon gros lobby patronal chargé de trouver tous les arguments "scientifiques" pour casser le temps de travail. De fait, dans ses conclusions, l'étude envoie du lourd en préconisant de libérer la durée du travail par des accords d'entreprises, ce qui "conduirait à une augmentation du taux d'emploi et du pouvoir d'achat en France". Pour Coe-Rexecode, "le dynamisme démographique de la France est un atout majeur dont la France peut tirer parti par des réglementations de l'emploi moins restrictives et un meilleur fonctionnement du marché du travail".
Des accords compétitivité-emploi à la place des 35 heures
Ce lobby ayant fait le travail, le gouvernement n'aura plus qu'à enfoncer le clou lors du sommet pour l'emploi de mercredi prochain. Tout est déjà ficelé à attendre Xavier Bertrand. Pour ce dernier, "les accords compétitivité-emploi" que le gouvernement veut mettre à l'ordre du jour du sommet social sont "aussi l'occasion de revenir sur les 35 heures". Des 35 heures "on en est sorti mais pas dans toutes les têtes". Il faut "en sortir sans faire payer une deuxième fois la facture aux ouvriers et salariés", selon lui. Avec des mesures comme celles-là, les actionnaires des entreprises adhérentes de Coe-Rexecode sont assurés de s'y retrouver.
"Campagne de culpabilisation des salariés"
Les syndicats mettent déjà en garde contre ce processus. Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a dénoncé ce jeudi "une campagne du culpabilisation des salariés", à propos de l'étude Coe-Rexecode. "Cette campagne de culpabilisation des salariés dans notre pays atteint ses limites. Ce n'est pas très original : nous coûtons trop cher, nous ne travaillons pas assez, nous fraudons sur les prestations sociales", a-t-il ajouté déplorant que "malheureusement beaucoup de médias se laissent avoir par des études qui sont loin d'être scientifiques".
"Du point de vue des rémunérations, nous sommes en dessous de la main d'œuvre en Allemagne et du point de vue du temps de travail, nous sommes très comparables", a assuré le secrétaire général de la CGT mais "nous avons des organismes patronaux qui s'efforcent d'entretenir la culpabilisation des salariés français".
"Augmenter le temps de travail sans contrepartie"
Même réaction de la part de François Chérèque. "Une réflexion" est menée "sur ce qu'ils appellent les accords compétitivité-emploi" qui consistent "simplement à donner des outils supplémentaires aux entreprises pour modifier le temps de travail d'une façon plus facile, pour faire pression sur leurs salariés et pour augmenter le temps de travail sans contrepartie sociale", a relevé le leader de la CFDT. "Ces deux points-là, qui se cachent derrière des mesures qui peuvent être positives pour l'emploi, sont dangereuses et ne règlent pas le problème" et peuvent même "aggraver" la situation de l'économie française", explique le leader de la CFDT ce jeudi.
Publié par l'Humanité
lundi 9 janvier 2012
Vidéosurveillance: pris en flagrant délit de vente de L’Huma
Sept dangereux activistes du Parti communiste français ont été neutralisés par la police alors qu’ils vendaient L’Humanité dimanche en pleine rue. Grâce à la vidéosurveillance.
Le 21 décembre, le Premier ministre François Fillon inaugurait la première tranche du nouveau plan de vidéosurveillance de la capitale. A cette occasion, le préfet de police Michel Gaudin se réjouissait d’un dispositif qui permettrait de "diriger les patrouilles de police avec intelligence".
Illustration de cette intelligence, la mésaventure arrivée à sept militants du Parti communiste français, dimanche midi. Comme toutes les semaines, ils vendent L’Humanité dimanche à la criée, au coin de la rue Rambuteau et de la rue Beaubourg, à Paris. Ce jour-là, ils distribuent aussi des tracts contre la TVA sociale.
Mais leur point de ralliement fait face à une caméra de surveillance. Ils le comprennent en voyant trois policiers sortir d’une voiture et se diriger vers eux. Evelyne Zarka, élue communiste du 4e arrondissement, raconte :
“Ils nous ont dit 'contrôle d’identité' et ont parlé de 'trouble à l’ordre public'. Je me suis mise très en colère, nous sommes là chaque dimanche, on discute en vendant l’Huma. C’est un poste historique, tenu depuis cinquante ans par un vieux militant mort l’an dernier.”
Les policiers n’entendent pas lâcher l’affaire et disent avoir été alertés d'un attroupement par le centre de vidéosurveillance. Seule Evelyne Zarka accepte de fournir sa pièce d’identité pour mettre un terme à l’altercation, alors que les passants s’agglutinent.
“Les policiers troublaient l’ordre public bien plus que nous ne l’avons jamais fait”, rigole Nicolas Dutent, un autre des militants présents. Ils repartent finalement bredouille, après avoir arraché l’affiche scotchée sur une banque le temps de la vente, pour la forme.
Ce lundi matin, Ian Brossat, président du groupe Front de gauche au Conseil de Paris, a envoyé un communiqué appelant à un rassemblement au même endroit dimanche prochain.
"D'après les premiers éléments" dont elle dispose, la préfecture de police explique que l'intervention des policiers a été motivée par un appel au commissariat, "corroboré par les images de vidéosurveillance montrant un attroupement devant un établissement bancaire".
Constatant qu'aucune manifestation n'avait été déclarée dans cette zone, les policiers sont intervenus et ont retiré l'affiche "sauvage", qui constitue "en elle-même une contravention". Notre interlocuteur rappelle toutefois que les policiers sont appelés à faire preuve "de discernement" et qu'une telle situation s'est déjà produite.
L’histoire rappelle en effet, à une échelle moindre, les déconvenues d’un militant communiste, Lounis Ibadioune, verbalisé en 2007 pour “vente à la sauvette” de l'Humanité. Après avoir refusé de payer son amende, il a été relaxé au tribunal.
“A l’époque, j’avais interpellé le préfet de police en séance du conseil de Paris”, se souvient Ian Brossat. Le 13 février 2009, Michel Gaudin - préfet à l’époque, toujours en exercice - lui répondait :
“Sur le fond, la Préfecture de police n'a rien à redire sur la vente de l'Humanité à la criée qui se pratique depuis des décennies et se dit même prête à la protéger. Le régime des colporteurs de presse qui existait jusqu'il y a quatre ans supposait une autorisation. Il y a eu probablement un excès de zèle. L'orateur prend l'engagement que l'Humanité pourra être vendu de manière très libre.”
Ironie de l’histoire, les élus communistes s'étaient opposés au plan de vidéosurveillance de la préfecture, adopté avec l’assentiment du maire de Paris.
Camille Polloni pour Inrocks
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