dimanche 27 mai 2012

L'AMOUR : PALME D'OR 2012


Amour, de Michael Haneke, France, 2 h 06. Palme d'or

Cannes, envoyé spécial de l'Humanité.
 Il est des films plus ­attendus que d’autres. Le nouveau titre d’anciennes palmes d’or, entre autres.

Celui de Michael Haneke en particulier. Déjà palmé en 2009 pour le film autrichien le Ruban blanc, ce chouchou de la critique nous revient cette année avec un film français, Amour. L’explosion d’une porte d’appartement par la police au cours du premier plan suffit à nous faire comprendre que l’issue de l’histoire ne saurait être joyeuse, ce qui n’étonnera guère venant de l’auteur. D’autant plus que, magie des vrais artistes, il est évident, dès la séquence ­suivante, que nous effectuons là un retour vers le passé et que ce qui précédait à l’écran devrait, en toute logique, être une conclusion. Ce sera le cas, ou presque.
Nous voici donc dans ce que la langue anglaise désigne sous le nom de « conversation piece ». Le décor est et demeurera unique, un vaste appartement parisien de bourgeois cultivés et cossus, qui s’avéreront avoir un passé musical, pianistique même si l’on veut évoquer une autre œuvre d’Haneke. L’amour promis par le titre est toujours là, mais l’âge est venu. Lui est joué, magnifiquement, par Jean-Louis Trintignant, échappé à son confinement pour l’occasion et qui fournit tout ce qu’on peut attendre d’un acteur de son rang. Elle, c’est Emmanuelle Riva, tout ­autant bouleversante dans ce rôle, digne parachèvement d’une carrière. Seraient-ils en ­répétition à la table sur une scène à fond nu qu’ils arracheraient déjà les larmes. Mais ils ne le sont pas, parfaite occasion pour saluer le travail des décorateurs, ­costumiers et autres corps de métier qui sertissent le travail de ces deux monstres sacrés.

l’impressionnisme poussé à son paroxysme
L’âge est venu, disions-nous. Nous ne verrons qu’eux, à part un emploi secondaire, celui de leur fille, femme plus poussée sur les placements et autres investissements que sur la piété filiale, encore que celle-ci ne soit pas totalement absente, vu ses visites. Isabelle ­Huppert se coule dans le rôle avec ­l’élégance qu’elle a toujours apportée au cinéaste.

 Pour le reste, on ne trouve que quelques utilités comme un concierge ­affable, un ancien élève qui aide à mettre en valeur ce qu’ont pu représenter leurs professeurs ou des membres du corps médical, davantage traités en sfumato que directement.

L’âge est venu, disions-nous, avec son cortège de déliquescences irréversibles. Surtout pour elle, qui va être victime d’une attaque, puis d’une autre, au point de rendre insupportable la dépendance qui en découle. Lui fait face avec dignité, mais le réconfort est sans vrais moyens par rapport à la douleur.

Le drame, aussi simple et humain qu’il a pu être torturé et biaisé dans d’autres films 
d’Haneke, touche au plus ­profond de l’intime. Du temps du muet, le cinéma germanique avait fait du Kammerspiel, un de ses genres majeurs. Près d’un siècle plus tard, le réalisateur ­autrichien en pousse l’impressionnisme à son paroxysme.


lundi 21 mai 2012

Logement : près d'un locataire sur deux a du mal à payer son loyer


616,36 euros et près d'un quart des dépenses. C'est ce que pèse en moyenne le logement dans le budget des ménages, loyer ou remboursement d'emprunt confondus. Un chiffre qui cache de grandes disparités, notamment entre locataires et propriétaires. La 7ème vague du Sofinscope fait le point sur le poids du logement dans le budget des Français

 
Des différences entre propriétaires et locataires

Quand un tiers du budget part dans le logement... Une situation que vivent beaucoup de locataires. Ils consacrent en moyenne 35% de leurs revenus pour payer leur loyer, soit un budget moyen de 518Euros. Les propriétaires, eux, dépensent en moyenne près de 780Euros par mois, mais cela ne représente en moyenne que 15% de leurs revenus. Cette proportion monte à 32% pour les accédants à la propriété.

 
Le logement ? Une part trop importante dans le budget des locataires

45% d'entre eux pensent qu'ils y consacrent une part trop importante de leur budget. Pour les propriétaires, la situation est plus contrastée. Un tiers de ceux qui n'ont pas fini de payer leurs traites estiment que la charge est trop lourde.

 
Quand les dépenses de logement sont trop importantes... on reste chez soi

Moins de sorties, moins de vacances... plus de deux tiers des locataires déclarent qu'ils sont obligés de limiter les dépenses de loisirs à cause du prix élevé de leur logement. Pour ceux qui doivent payer un loyer tous les mois, d'autres postes sont « sacrifiés » : l'alimentation (63%), les dépenses de santé (56%) ou encore les dépenses d'amélioration de leur logement (56%).

L'impact est plus limité pour les propriétaires : 43% font des sacrifices sur leurs vacances, 38% sur leurs loisirs, 35% limitent leurs dépenses d'alimentation, 32% font attention à leurs dépenses de santé, et 47% déclarent que le prix qu'ils payent pour se loger a un impact sur les dépenses d'amélioration de leur logement.

 
Des fins de mois difficiles

Plus facile de payer ses remboursements d'emprunt que son loyer. Près de 30% des Français en moyenne déclarent qu'ils ont du mal à assumer chaque mois leurs dépenses de logement. Mais là encore les locataires sont les plus touchés. Près d'un sur deux (46%) a du mal à payer son loyer. Pour les propriétaires qui ont encore des traites à rembourser, la proportion descend à 31%. Elle tombe à 18% pour l'ensemble des propriétaires.

 
Changer de logement ? Oui, mais...

Comment faire pour que le logement pèse moins dans le budget ? Des économies. 70% de ceux qui ont du mal à payer leur logement veulent réduire leurs dépenses. Si les propriétaires, notamment les plus âgés, optent pour une réduction de leurs autres dépenses de consommation, les locataires, eux, sont 46% à chercher à accroître leurs revenus.

Quant à déménager... Ce choix ne séduit que 22% des personnes interrogées. Certes, ils payent beaucoup, mais s'ils allaient ailleurs, ils payeraient peut-être encore plus cher. Lorsqu'ils recherchent un logement, les trois quarts des locataires sont freinés par le coût des loyers. Les propriétaires, eux, ont d'autres inquiétudes : le prix d'achat (40%), ou la difficulté à vendre leur bien (26%). Quant à la difficulté à obtenir un crédit, elle n'inquiète que 14% des personnes interrogées.

 
Sondage Sofinco-Opinion Way

Plus d'infos sur le site www.lecafedeletoile.fr

 

vendredi 18 mai 2012

Les danseuses du Crazy Horse ont refusé de se faire plumer

La grève aura duré deux jours, une première dans l’histoire du célèbre cabaret parisien, et aura finalement donné raison aux danseuses qui réclamaient plus de considérations et un meilleur salaire.
 
La représentation a bien eu lieu in extremis hier soir après que les jeunes femmes soient parvenues à un accord. Le spectacle, « Feu », porte bien son nom, car pendant deux jours, le torchon à brûlé entre les « Crazy girls » et la direction. Depuis mardi, les danseuses avaient lancé la première grève jamais réalisée au sein du temple parisien du nu chic, afin d’obtenir une revalorisation de salaire de 15 % assortie de « flexibilité sur les opérations de promotion » a annoncé Philippe Lhomme, un des propriétaires du cabaret.

Les jeunes femmes ont tenu bon
Une première proposition de la direction avait été rejetée par les jeunes femmes, celle-ci n’aboutissant qu’à une augmentation de salaire de 5 % pour les danseuses ayant le plus d’ancienneté. Les jeunes femmes se plaignaient d’un salaire mensuel inférieur à 2000 euros nets, « le plus bas du métier à Paris », souligne leur déléguée syndicale Suzanne Durand, pour un rythme effréné de deux représentations par soir, cinq à six jours par semaine. « Notre salaire ne tient pas du tout compte de la charge de travail qui est la nôtre et de notre nudité » a-t-elle ajouté.

« Les Crazy girls ne sont pas de vulgaires danseuses »
Zonnie Rogenne, danseuse depuis trois ans, pointe la contradiction entre l’image de marque renvoyée par le temple du nu chic parisien et leurs réelles conditions de travail : « La direction aime à donner à voir dans les reportages que nous sommes des bijoux, des objets de désir sélectionnés avec rigueur. On aimerait que les salaires soient à la hauteur de cette réputation et de la noblesse de ce lieu d’exception ». Les « Crazy girls » ne veulent pas être considérées comme du « vulgaires danseuses ».

Les jeunes femmes souhaitent être reconnues en tant qu’artistes : « Se produire nue tous les soirs, ce n’est pas évident du point de vue moral et physique. Être payé à ce tarif là, ça revient à de la vulgarité. Quelle différence faites-vous entre une danseuse du Crazy Horse et quelqu’un qui travaille dans un « peep show » ? », questionne la déléguée syndicale. Elle souligne aussi l’importance de la solidarité dans leurs décisions : « Dans un métier précaire, nous sommes conscientes que des danseuses il y en a à la pelle. Il fallait donc que notre démarche soit commune ». Les négociations leurs auront donné raison.

Publié par l'Humanité

jeudi 17 mai 2012

DISPARITION DE LA CHANTEUSE DONNA SUMMER !

Donna Summer, de son vrai nom LaDonna Andrea Gaines (née le 31 décembre 1948 à Dorchester, un quartier de Boston et morte le 17 mai 20121) est une chanteuse disco américaine. Elle est un mythe de la musique disco des années 1970 et 1980.

Ses plus grands tubes sont : Love to Love You Baby, I Feel Love (reprise par Beyoncé, Jimmy Somerville, John Frusciante des Red Hot Chili Peppers, Kylie Minogue, Madonna durant son Confessions Tour et David Vendetta en 2007), Last Dance (Grammy Award en 1978 dans la catégorie Best R&B vocal performance female, Hot Stuff (Grammy Award en 1979 dans la catégorie Best rock vocal performance female et célébré en 1997 dans le film The Full Monty), Could It Be Magic (reprise en français avec Le temps qui court par Alain Chamfort puis par les Enfoirés en 2006; inspiré du prélude no 20 de Chopin), On The Radio et She Works Hard For The Money. Elle a vendu plus de 130 millions de disques.

Née dans une famille de sept enfants, elle chante dès l'âge de dix ans en tant que soliste dans le chœur de son église. En 1967, elle abandonne l'école pour devenir chanteuse professionnelle et fait ses débuts avec Crow, un groupe de rock blanc qui joue dans les clubs de Boston et parfois de New York. C'est dans cette dernière ville qu'elle restera, dans l'espoir de remplacer Melba Moore qui avait abandonné son rôle dans Hair. Ce qu'on lui proposera sera un rôle dans la version allemande : à 19 ans, elle part donc pour l'Europe où elle jouera de nombreuses comédies musicales. En 1968, elle a chanté en allemand dans Haare, version allemande de Hair, puis en 1970 dans Ich bin Ich et en 1971 dans Godspell. Elle a aussi participé à cette époque à Showboat et à Porgy & Bess. Elle joue sous le nom de Donna Gaines et même de Gayn Pierre pour Ich bin Ich et Godspell.

Parallèlement, elle enregistre des chansons avec un groupe intitulé The Veith Marvos Red Point Orchestra, dont fait aussi partie Liz Mitchell, future chanteuse de Boney M. Ils ont enregistré un disque composé de neuf chansons où Donna Summer n'est parfois que l'élément d'un chœur (1973). Ce disque sera amplement réédité par la suite sous de nombreux titres, sans l'autorisation de la chanteuse (sous 32 versions différentes, avant des remixes en 1992 puis en 1999).

Sources Wikipédia



dimanche 13 mai 2012

Indignés : Ils reviennent !



En Espagne, des milliers de personnes ont marqué le premier anniversaire du mouvement des indignés en descendant dans les rues pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage.

À Madrid, des milliers de manifestants ont envahi la Puerta del Sol, la grande place du centre-ville qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011.

À Barcelone, ils étaient aussi plusieurs dizaines de milliers à manifester contre les coupes budgétaires sévères qui frappent la santé et l'éducation.

Pendant un mois l'année dernière, un regroupement de tentes et de bâches était devenu le symbole d'un ras-le-bol.

Or depuis un an, le chômage a encore grimpé pour atteindre 24,4 %. De plus, le nouveau gouvernement, à droite, a déclaré illégale toute tentative d'installer un nouveau campement.

Jusqu'à mardi, les indignés de partout dans le monde sont appelés à occuper les grandes places symboliques, comme en Grèce et en France.

Les indignés de Montréal, Ottawa et Québec commémorent aussi l'anniversaire espagnol. Plusieurs dizaines d'indignés de Québec se sont rassemblés à la Place d'Youville. À Ottawa, les indignés se sont installés dans le Jardin des provinces et des territoires. À Montréal, ils se sont donné rendez-vous au square Victoria samedi matin, et ils comptent y rester jusqu'à mardi.

Article publié par Radio Canada

samedi 12 mai 2012

JEAN LUC MELENCHON CANDIDAT DU FRONT DE GAUCHE DANS LE PAS DE CALAIS

Le leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a confirmé en exclusivité ce midi, sur l'antenne de France 3 Nord Pas-de-Calais, sa candidature aux élections législatives dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, celle d'Hénin-Beaumont.

Interviewé en duplex par Christelle Massin dans l'édition régionale du 12/13, Jean-Luc Mélenchon a répondu: "oui, je propose ma candidature dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais".

Le candidat du Front de Gauche vient clairement faire barrage à Marine Le Pen, la présidente du Front National, également candidate dans cette circonscription. "Je suis quelqu'un qui propose comme réponse à la crise le social et pas l’ethnique", a-t-il lancé.

Interrogé sur sa légitimité à se présenter à Hénin-Beaumont, lui qui a été longtemps un élu de l'Essonne, en région parisienne, Jean-Luc Mélenchon a répondu qu'il se sentait "partout chez lui sur le territoire de la République".

vendredi 11 mai 2012

LE PLUS PETIT MAMMOUTH DU MONDE !

La plus petite espèce de mammouth découverte à ce jour vivait sur l'île de Crète, en Grèce, il y a plusieurs centaines de milliers d'années. L'animal mesurait 1,13 mètre au garrot et pesait environ 310 kg.

La paléontologue Victoria Herridge, du Muséum d'histoire naturelle de Londres, explique qu'il avait l'apparence d'un bébé éléphant, mais plus trapu et avec des membres plus épais et des défenses recourbées.

« L'image la plus proche serait celle d'un bébé éléphant d'Asie, mais avec des défenses. » — Victoria Herridge

Nanisme insulaire

Le nanisme insulaire est un phénomène bien connu des biologistes. Les espèces de grands mammifères confinées sur des îles ont tendance au cours de leur évolution à développer une taille réduite afin de résister à la pression d'un milieu de vie restreint et de ressources limitées, et à une prédation plus grande.

Les restes fossilisés d'éléphants préhistoriques (Paleoloxodon) nains ont aussi été découverts sur d'autres îles de la Méditerranée, comme la Sicile ou Malte.

D'ailleurs, les restes du mammouth nain fossile crétois ont été trouvés en 1907 par des scientifiques britanniques et ont longtemps été attribués à la famille des éléphants.

Ce n'est qu'après une comparaison anatomique de dents et d'ossements du spécimen avec ceux d'autres éléphants et mammouths nains déjà connus que l'équipe de Mme Herridge a pu identifier correctement l'animal, qui a été nommé Mammuthus creticus.

Le détail de cette étude est publié dans les Proceedings of the Royal Society B.

Article publié par Radio Canada

jeudi 10 mai 2012

Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la croissance de l’UE en 2012


TEMOIGNAGE


Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.

Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

* Journaliste. Www.contralatortura.cl Dispatch

jeudi 3 mai 2012

Chômage : plus d’un million de chômeurs supplémentaires sous Sarkozy

Le chômage en France a augmenté pour le onzième mois consécutif en mars. Des mauvais résultats, très symboliques, puisque ce sont les derniers qu’on aura sous ce quinquennat, qui a vu le nombre de chômeurs en France augmenter de plus d’un tiers.

Xavier Bertrand avait prévenu  : « "On aura une situation qui restera difficile, chacun s'en doute… ». Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C s'inscrit à 4.582.000. Ce qui nous fait, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, 1.077.800 de chômeurs de plus (+33,4%).

Au mois de mars, la hausse est de 16600 chômeurs de la catégorie A (0,6 %), auxquels il faut ajouter 30700 demandeurs d'emploi (+0,7%) des catégories B et C.

Plus d’un jeune sur deux connaît le chômage lors des trois premières années de vie active
Des chiffres que permettent d’affiner l’enquête trisanuelle "Génération" du Cereq. Il en ressort que parmi les 739000 jeunes sortis de formation initiale en 2007, une majorité (62%) a commencé sa vie active par une période de chômage. Au bout de trois ans, la trajectoire dominante parmi huit "trajectoires types" identifiées est celle d'un accès rapide et durable à l'emploi (58%).

L'analyse des trajectoires montre cependant que 12% ont connu un accès "différé", 10% sont en "décrochage" et 9% connaissent un chômage persistant ou récurrent. Ainsi, parmi ceux ayant connu un chômage précoce, 20% n'ont jamais réussi à décrocher un poste dans les trois ans.

Autre enseignement : "L'emploi précaire est devenu la norme pour les premiers emplois occupés", souligne également le Cereq, avec 31% des premières embauches réalisées sur des emplois à durée indéterminée.