« Le racisme agit en France comme une gangrène »

Au-delà des revendications sociales, Fabien Roussel a également alerté sur la progression du racisme et les dangers de sa banalisation dans le débat public. Revenant sur l’attentat raciste du 23 octobre à Trappes, le dirigeant communiste a exprimé sa solidarité avec les victimes et leurs proches, avant de dénoncer le climat politique. « Le racisme agit en France comme une gangrène sur tout le corps social. Dans notre pays, ce poison circule désormais ouvertement, impunément. »

Pour le secrétaire national du PCF, la désignation de boucs émissaires contribue notamment à détourner l’attention des causes économiques et sociales des difficultés que traverse le pays. « Quand des irresponsables politiques parlent de submersion migratoire ou de grand remplacement, dénonce-t-il, ils alimentent des peurs, désignent des boucs émissaires, ils alimentent la haine. »

Une responsabilité qu’il ne limite pas à l’extrême droite, mais étend aux responsables politiques qui reprennent ses discours, ainsi qu’aux médias qui les relaient. « Quand ces discours sont repris ad nauseam sur certains plateaux de télévision et dans les médias, celles et ceux qui dirigent ces plateaux doivent aussi répondre de leurs actes », insiste-t-il.

Évoquant les années 1930, lorsque la désignation de boucs émissaires avait accompagné la montée du fascisme, Fabien Roussel met en garde contre la répétition de tels mécanismes. « Les mots sont des pistolets chargés », prévient-il. Et « c’est l’extrême droite et d’autres responsables politiques qui les agitent et les braquent contre la République tout entière ».